Le #charme #tahitien d’une maison #péi

Le #charme #tahitien d’une maison #péi

Des volumes pour respirer, de vastes ouvertures pour mieux rapprocher dedans et dehors, une vue à 180° sur l’océan Indien, un calme olympien sont quelqu’uns de ses atouts. La maison navigue entre ambiance cosy à l’anglaise et charme tahitien. Située à deux pas de Saint-Denis, à 300 mètres d’altitude, elle profite d’une situation exceptionnelle. Native de Tahiti, sa propriétaire a su lui donner un supplément d’âme en créant une ambiance tahitienne chère à son coeur.

Visite.

Depuis six ans, elle regarde la mer qu’elle surplombe fièrement à 300 mètres au-dessus de la capitale du nord. La maison de Christelle et Alain leur ressemble. Elle respire la simplicité, la sobriété et cultive un art de vivre à la tahitienne où la noblesse des matières se disputent la beauté de la nature qui l’entoure. « Nous voulions de grands volumes, de larges ouvertures et une belle terrasse couverte pour vivre dehors et profiter de la vue exceptionnelle, une maison en bois qui rappellerait une ambiance tahitienne. Mon épouse est originaire de Tahiti. Finalement nous avons opté pour du béton recouvert de bois sur la façade principale pour une question de budget », explique le maître des lieux qui ne regrette pas ce choix.

Dompter un terrain pentu

Quand il découvre le terrain, il tombe sous le charme. La vue à 180° sur l’océan Indien est à couper le souffle. Une maison sans vis à vis est un bien rare à deux pas de la capitale, il saura l’exploiter. Il en dessine les plans, conseillé par l’architecte Daniel Roux qui supervise les travaux. Des espaces optimisés, « sans fioriture, sans coin et recoin, sans couloir ». La principale difficulté est la pente du terrain de 700 mètres carrés qui doit accueillir une maison de plain-pied, exigence de Christelle. Concrètement, il a fallu ériger deux murs en moellons. L’un de huit mètres de haut se dresse derrière la maison à laquelle on accède par un long escalier. L’autre, non visible, en façade, mesure quatre mètres. Le travail est soigné. Et le ruissellement des eaux de pluie se fait sans entrave. La maison de quelque 250 mètres carrés a finalement trouvé sa place face à la mer, au calme, dans un jardin joliment planté et agrémenté d’une piscine au sel.

Pont suspendu

Six mètres sous plafond. On respire dans le séjour de 50 mètres carrés, vaste pièce que l’on a voulu non surchargée de mobilier. La charpente apparente, solide, massive, vrai travail d’artiste, est visible de n’importe quel endroit où l’on se trouve dans la pièce. « Elle fait penser à une coque de bateau à l’envers. Et nous rappelle aussi l’ambiance tahitienne. C’est pourquoi en réalisant les mezzanines, nous avons délibérément laissé l’espace ouvert ; les deux mezzanines sont reliés entre elles par une simple passerelle, sans garde-fou, qui joue les ponts de bateau », souligne Alain.

Matières nobles

Le bois est omniprésent dans la maison pour mieux se rapprocher de l’ambiance tahitienne. La charpente est en pin traité lazuré. Le parquet, lui, est en natte massif, de même que l’escalier à limon central réalisé à partir des chutes. Sur le sol de la terrasse, c’est un Padouk qui met en valeur l’espace détente. Cette essence est spécialement adaptée au bord des bassins d’eau. Facile à entretenir, elle « bronze » avec le temps.

Les trois chambres font aussi la part belle au bois précieux.Toutes ces essences d’une douceur extrême font dire à Alain qu’ici, « on peut vivre pieds nus. » En revanche, dans les pièces d’eau – chaque chambre, au nombre de trois, dispose de sa salle de bains privée – le carrelage domine. Au sol, un simili ardoise, sur les murs, un blanc givré très matière, et très frais. Dans la cuisine, le choix du même carrelage au sol s’est imposé pour respecter l’harmonie des tons et des matières dans toute la maison.

Confort hôtelier

Les hôtels, leur façon de concevoir le confort et cultiver l’esprit cocooning, ont beaucoup inspiré Alain et Christelle pour construire et décorer leur havre de paix qui mêle cosy à l’anglaise et charme des îles. La chambre parentale avec son dressing, sa vue sur la mer et de plain pied sur la terrasse, n’a rien à envier à celle d’un 5*****. Comble du luxe, de la baignoire de leur salle de bains particulière, la vue est splendide à travers une fenêtre équipée d’une vitre sans tain. Nul besoin de prendre garde à la douceur de vivre. Le jardin cultive cette même douceur de vivre. Rarissime, des fleurs de Tiaré, parfum au coeur du monoï, s’y sont installées. Elles rivalisent de senteur avec un gardénia. Plus adaptés au climat réunionnais, un manguier impose sa majesté. Des multipliants s’agitent à la brise. Ici, une rose du désert, là des alpinéas. Tout ce petit monde végétal est chouchouté et admiré. A Tahiti, un arbre est sacré, la nature est sacrée.

Plus près de Tahiti

De magnifiques planches de surf exposées au séjour témoignent de la passion du propriétaire qui fut l’un des pionniers de la discipline à La Réunion. Autre hobby partagé par toute la famille : la musique. Un ukulélé, un bandjo, une guitare… Les instruments à corde résonnent souvent de leur belle sonorité. Une collection de chapeaux de paille à large bord portés par les Tahitiennes quand elles vont à la messe rapproche encore un peu plus Tahiti de La Réunion. Il ne manquait qu’un Gauguin. Le peintre n’a pas été oublié. Une photo restitue à l’identique la mise en scène d’une de ses toiles. C’est ce que voyait Gauguin quand il l’a peint. Dans la composition : trois femmes et un bébé qui prennent la même pose. Encore un peu d’imagination, et l’on pourrait se croire débarqué dans l’une des îles paradisiaques de l’autre bout du monde.

Bernadette Kunzé : photos : Gaël Ecot.  source www.clicanoo.re

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